Guy Novès, dans quel état d’esprit abordez-vous l’entrée de Toulouse en Coupe d’Europe dimanche contre Bath ?
On a environ un joker à utiliser donc il est évident qu’il faut l’utiliser le plus tard possible. Il se trouve que nous sommes en danger dès dimanche après-midi. Alors est-ce qu’on va jouer ce joker ou le garder pour plus tard ? L’idéal serait quand même de le garder. Je crois que nous sommes tous conscients aujourd’hui d’avoir en face un adversaire redoutable qui, cette année, dévore tout sur son passage dans son championnat. Evidemment, nous sommes sur nos gardes ? Nous ne sommes pas sereins et nous nous préparons en conséquence.
Ce genre de matchs est-il excitant ?
C’est aussi pour ça qu’on vit, pour vivre des moments comme cela. Au niveau du rugby ou dans la vie de tous les jours, il faut se créer des challenges. Celui de dimanche en est un important. On a tellement envie de faire plaisir à nos supporters, à tous les gens qui nous soutiennent, qu’on ne voudrait pas passer à côté. On verra le résultat à la fin mais ce que je peux dire, c’est que les joueurs du Stade Toulousain vont donner leur meilleur.
Existe-t-il une différence de préparation entre le championnat et la Coupe d’Europe ?
Oui, avec votre présence, on voit que tous les médias sont là. Tout le monde a compris que ces matchs là deviennent intéressants, importants, qu’ils changent le quotidien. Quand vous êtes nombreux autour de nous, on sait que l’échéance est vraiment capitale. Ce qui change aussi, c’est l’atmosphère de la préparation. Il faut savoir jouer avec ça pour créer une émulation différente à l’approche de ce genre de match pour que l’homme lui-même se transforme et devienne différent. C’est ce qui se passe en ce moment.
JD à Toulouse (Rédaction Sport365.fr)