Abdelatif Benazzi, vous avez déclaré être prêt à rendre service au niveau de la sélection. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Quand on est attaché à l’équipe de France et au haut niveau, et quand on arrive à la fin d’un cycle, on peut proposer ses services. Forcément, c’est un service purement passionnel pour aller plus loin avec ce XV de France.
Est-ce à la génération 1995 de « prendre le pouvoir » ?
Il n’y a pas d’histoire de génération. Il y a toujours des réflexions de lancées tous les quatre ans, à la fin d’une échéance importante comme la Coupe du monde. Personnellement, je propose mes services avec d’autres personnes et je m’inscris donc dans cette réflexion. Maintenant, je ne veux bousculer personne. J’ai du respect pour les uns et les autres. J’ai entendu Jo Maso dire qu’il s’agissait d’un poste bénévole. Je le sais et il faut surtout que cela reste comme ça. On ne vient pas en équipe de France pour gagner de l’argent, mais pour apporter son expérience et faire avancer certaines choses. Surtout, quand on est attaché à ce maillot et quand on sait ce qu’on peut amener avec d’autres personnes. Il n’y pas de raison pour ne pas mettre nos compétences au service de cette équipe. Nous sommes libres de proposer nos services.
En avez-vous parlé avec certaines personnes, dont Emile N’Tamack et Philippe Saint-André, prêtes à vous suivre dans votre démarche ?
Pour le moment, il s’agit d’une conviction personnelle. J’en ai parlé il y a quelques mois avec Bernard Lapasset. Il m’a alors donné sa vision des choses, les caractéristiques du poste et l’implication des personnes au sein du comité directeur, des personnes que je respecte. Sans bousculer quoi que ce soit et sans froisser personne, je me sens complètement dans la configuration qui m’a été présentée.
« Je ne veux pas froisser Jo »
Depuis votre « candidature », avez-vous eu des nouvelles de Bernard Lapasset ?
Non, non, non. Il y a surtout une Coupe du monde à terminer sur une bonne note. Après, les choses se feront naturellement. Et encore une fois que ce soit moi ou d’autres, ce n’est pas un problème. Il s’agit de montrer l’attachement que je porte pour cette équipe.
Est-ce avant tout une décision passionnelle ?
Oui, mais également le fruit d’une réflexion sur ce que nous pouvons améliorer par rapport à ce qui a été fait par le passé.
Sans parler des personnes en place, pensez-vous qu’un mandat de huit ans soit trop long ?
Il n’y a pas à critiquer cela. Il faut qu’il y ait une continuité pour construire sur ce qui a été fait et ainsi améliorer les choses. L’équipe de France manque le titre à peu de choses à chaque fois. Cette équipe a été bâtie sur des fondations importantes et aujourd’hui, il faudrait essayer d’améliorer la situation. Chacun peut amener sa vision des choses et apporter sa pierre à l’édifice.
Que vous inspire la prolongation de Jo Maso comme manageur ?
Je respecte la décision. Je ne veux pas froisser Jo qui est un ami. S’il est prolongé, je respecterais la décision. Maintenant, chacun ses responsabilités.