COUPE DU MONDE / ARGENTINE :

LA DÉTRESSE DU « PETIT NAPOLÉON »

© panoramic COUPE DU MONDE / ARGENTINE : La détresse du « petit Napoléon »
Pierrick TAISNE
 
lundi 15 octobre 2007 - 12h46
Demi-finaliste de la Coupe du monde, la réussite de l’Argentine dans ce Mondial est aussi la sienne. Mais après la défaite contre les Boks dimanche, Agustin Pichot n’a pu cacher ses larmes.  

Agustin Pichot n’est pas du genre à fuir ses responsabilités. Même après une terrible désillusion contre l’Afrique du Sud. Les larmes aux yeux à l’issue de la demi-finale perdue dimanche soir, le capitaine des Pumas est revenu sur la défaite de son équipe et a tenu à rendre hommage à ses hommes. « A la fin du match, j'ai remercié l'équipe pour les compromis faits pendant trois mois, il y a eu beaucoup de sacrifices, a déclaré le capitaine. Nous avions les clés pour aller au bout... Pour moi, c'est un honneur et un privilège énorme d'être capitaine de cette équipe et d'avoir fini ma carrière internationale avec elle. » Derrière les trémolos dans la voix, on devine que le futur ex Parisien n’aura pas la force de disputer le match pour la troisième place contre la France. « Je ne sais pas si j'aurai assez de motivation », a d’ailleurs ajouté celui qui a peut-être joué son dernier match avec le maillot argentin sur les épaules.

Place donc aux habituels remplaçants pour le rendez-vous de vendredi. « Nous n'en avons pas encore parlé avec Marcello (Loffreda), mais la Coupe du monde est finie pour moi, a lâché le demi de mêlée. On verra comment on va finir. Nous avons une équipe de trente joueurs et peut-être que tout le monde mérite de jouer vendredi. De toute façon, l'équipe qui sera alignée donnera tout pour bien conclure ce tournoi. » Flanqué de ses deux filles, il a donc fait un tour d’honneur comme guise d’adieu après la rencontre. « Nous avons rêver d’une chose pas possible : être champions du monde. Nous avons tout essayé, mais nous n’y sommes pas arrivés. Je réalise que je ne serai jamais champion du monde et ça fait mal », continue-t-il inconsolable.

Derrière cette tristesse, on devine également cette amertume de ne pas être reconnu avec ses hommes comme grande nation du rugby. Le ton employé lorsqu’un journaliste anglais lui a demandé s’il était encore possible de refuser les Pumas dans un tournoi régulier ne trompe son agacement. « Je me souviens avoir tenu le même discours il y a quatre ans après notre élimination contre l’Irlande, peste le fier argentin. Nos résultats n’ont jamais été un problème. Nous avons perdu contre l’Irlande et après nous avons joué vingt matchs en quatre ans. Durant cette période, nous avons battu toutes les équipes du monde. C’est désormais aux instances de prendre une grande décision. Il faut désormais abandonner le profit et se tourner vers un rugby plus romantique. D’ailleurs si on passe de vingt à seize équipes, c’est la mort du rugby. On voit que les deux meilleures équipes du monde sont rentrées chez elles en quarts de finale. Si elles veulent jouer à six ou à dix, ce n’est pas bien. » En un rien de temps, la détresse a ainsi laissé place à un cri du cœur.


Les Bons plans 365

Partagez cet article avec un ami :

Ajouter: Rugby365 La+d%E9tresse+du+%AB+petit+Napol%E9on+%BB à Wikio Ajouter: Rugby365 La+d%E9tresse+du+%AB+petit+Napol%E9on+%BB à Facebook Ajouter: Rugby365 La+d%E9tresse+du+%AB+petit+Napol%E9on+%BB à Yahoo! Ajouter: Rugby365 La+d%E9tresse+du+%AB+petit+Napol%E9on+%BB à Google Ajouter: Rugby365 La+d%E9tresse+du+%AB+petit+Napol%E9on+%BB à Digg Ajouter: Rugby365 La+d%E9tresse+du+%AB+petit+Napol%E9on+%BB à Technorati Ajouter: Rugby365 La+d%E9tresse+du+%AB+petit+Napol%E9on+%BB à Live-MSN
0
DEPECHES
NUAGE DE MOTS