De l’un de nos envoyés spéciaux au Stade de France
Raphaël Ibanez, quel est votre premier sentiment après la défaite des Français contre l’Angleterre ?
C’est difficile de trouver les mots pour exprimer la déception de l’équipe. On s’attendait à ce genre de match à couteaux tirés et c’est une immense déception.
Avez-vous l’impression d’avoir joué avec le frein à main ?
Peut-être. L’objectif était d’augmenter le tempo et se mettre à leur niveau d’intensité. C’est un jeu qui ne nous a pas trop mal réussi, mais nous n’avons pas pu concrétiser nos occasions.
Cette semaine, certains joueurs ont avoué avoir eu du mal à digérer le défi physique imposé contre les Blacks ?
Sincèrement je ne pense pas. On a essayé d’être appliqué et de ne pas commettre de fautes pour laisser les Anglais mettre en place système de jeu. Vu la configuration de la première mi-temps, on aurait dû augmenter le tempo. C’est surtout là que l'on a péché. On l’a fait à de rares reprises en deuxième mi-temps et nous pouvons avoir des regrets.
« Nous avons fait le maximum »
Dans quel état d’esprit allez-vous aborder le match pour la troisième place ?
Il nous faudra quelques jours pour digérer, mais les trente ont tellement donné que tout le monde mérite de rentrer sur ce match pour ce match. A eux de donner du baume au cœur à tout le monde.
Qu’avez-vous pensé de Jonny Wilkinson ?
Il faut reconnaître son sang froid dans les moments précieux. C’est la marque des grands joueurs, je n’ai rien à dire là dessus. Mais je n’ai pas trop envie de parler des Anglais. Je veux plutôt insister sur le courage de nos joueurs depuis le début de la Coupe du monde. Il fallait notamment se relever après l’Argentine et nous avons fait les efforts nécessaires pour revenir dans la compétition.
Il s’agissait de l’une de vos dernières prestations en bleu, ressentez-vous une émotion particulière ?
Ça viendra dans les prochaines heures. Et tout cas, je ne veux pas penser à demain. Nous avons fait le maximum pendant cette Coupe du monde. Je sais que notre ambitieux était d’aller au plus haut, mais parfois le rugby prend différente voie. Ce n’était pas celle là, mais je sais que j’ai fait le maximum.