XV DE FRANCE / VINCENT CLERC :

« ON CROIT EN NOUS »

© panoramic XV DE FRANCE / VINCENT CLERC :  « On croit en nous »
Jean-François PATURAUD
 
jeudi 04 octobre 2007 - 15h50
De notre envoyé spécial
Non retenu en 2003, Vincent Clerc savoure son bonheur à l’idée de disputer le quart face aux Blacks. Et croit aux chances des Bleus.  

De notre envoyé spécial à Cardiff

Vincent Clerc, comment vivez-vous cette tranquillité dans le centre ville de Cardiff ?
Cela ne nous change pas trop. Nous sommes habitués à cette tranquillité. On n’y fait pas trop attention. C’est vrai qu’il n’y a pas de signe extérieur de la Coupe du monde dans Cardiff mais peu importe. On ne regarde pas trop l’extérieur. Les autographes et le reste viendront après si nous faisons les choses correctement. De toute façon, on part avec autant de détermination que si l’on jouait à Paris. Cela aurait été peut-être plus agréable de jouer en France car la famille aurait pu venir. Mais on ne joue pas en fonction du stade. Nous avons été déçus cinq minutes, c’est tout.

Est-ce important d’avoir des contacts avec l’extérieur ?
Nous n’en avons pas plus ou pas moins que quand nous sommes à Marcoussis. Le fait d’être en centre ville nous permet d’aller marcher un peu et de prendre l’air. C’est plutôt agréable. Mais nous nous préparons à un quart de finale et nous n’avons pas besoin de voir du monde. On a surtout besoin d’être entre nous, de parler rugby, de déconner sur autre chose et de jouer aux cartes. C’est important de se concentrer sur l’événement. Moins nous avons de choses à penser, mieux c’est.

Quelle est l’ambiance dans le groupe cette semaine ?
Il y a de la décontraction. On ne se prend pas trop la tête. Nous sommes assez sereins dans notre préparation. Mais nous mettons aussi beaucoup d’application, notamment à l’entraînement où nous sommes très sérieux. Il y un savant dosage de décontraction et d’application. J’espère que ce sera plutôt positif.

« Tout à gagner »

Imaginez-vous dans votre préparation une possible défaite ?
Non, pas du tout. On sait ce que représente un match couperet. C’est à quitte ou double. C’est différent d’un match du Tournoi où jusqu’au bout on ne sait pas ce qui peut se passer. Cette fois, on rentre à la maison si on perd. C’est ça qui est excitant et angoissant. On s’est préparé depuis plusieurs mois et nous n’avons pas envie de nous arrêter si vite. Mais dans notre préparation, on ne pense pas à la défaite. On se concentre seulement sur la façon dont on peut gagner avec beaucoup d’humilité.

Vous devez être très heureux d’être titulaire pour un tel rendez-vous…
Bien sûr. C’est hyper satisfaisant que les entraîneurs me fassent confiance. Cela veut dire qu’ils pensent que je peux apporter quelque chose à cette équipe. C’est une grosse responsabilité et un immense bonheur.

Aimez-vous le statut d’outsider ?
Honnêtement, je m’en fous. Les matchs de phases finales sont tellement particuliers. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Même si les Blacks sont favoris, ils ne préparent pas le match d’une façon différente. On ne se dit pas que nous n’avons rien à perdre car ce n’est pas le cas. Nous avons tout à gagner et nous avons envie de prouver quelque chose. Si on perd, on ne pourra pas dire que ce n’est pas grave de perdre face aux Blacks. On veut être champion du monde. Peu importe le statut que l’on a.

« Le haka ? Je regardais Lomu dans les yeux »

Les Blacks sont-ils les Brésiliens du rugby ?
Non, je ne pense pas. Les Brésiliens ne sont pas les Blacks. Ils n’ont pas la même façon d’aborder le sport. On ne peut pas comparer les deux. Ce que je sais, c’est que nous avons une réelle carte à jouer comme on l’a vu à la vidéo. On croit en nous.

Que raconterez-vous plus tard de ce quart de finale à Cardiff ?
(Rire) Je ne sais pas. Cela dépend. Il y aura deux versions : celle en cas de victoire et celle pour la défaite. Si on gagne, je parlerai d’un petit passage à Cardiff, je dirai que tout s’est bien passé et que nous avons eu du soleil. C’était un signe.

Le haka sera-t-il une source de motivation supplémentaire samedi ?
Oui, complètement. On ne doit pas être paralysé par le haka. C’est leur façon de se motiver. C’est vrai que c’est un défi et cela nous motive encore plus. C’est un élément qui va nous pousser à débuter encore plus fort. Je me souviens de mon premier match face aux Blacks (ndlr : en 2002 à Saint-Denis). Pendant le haka, je regardais mon vis-à-vis dans les yeux. C’était Jonah Lomu. Cela ne m’avait pas impressionné. J’avais à la fois de l’admiration et l’envie de renverser l’adversaire.

Vous souvenez-vous où vous étiez en 1999 pour assister à la demi-finale remportée face aux Blacks ?
Oui, j’étais chez ma grand-mère avec toute ma famille. On s’était enflammé devant la télé. Je me souviens de cette remontée extraordinaire de l’équipe de France alors que l’on n’y croyait plus trop. C’est quelque chose de fabuleux. Mais on n’y pense pas. Les scénarios sont toujours différents. C’est une autre Coupe du monde avec une autre équipe. C’est génial ce qu’ils ont fait en 1999. A nous maintenant d’écrire notre histoire.


Les Bons plans 365

Partagez cet article avec un ami :

Ajouter: Rugby365 %AB+On+croit+en+nous+%BB+ à Wikio Ajouter: Rugby365 %AB+On+croit+en+nous+%BB+ à Facebook Ajouter: Rugby365 %AB+On+croit+en+nous+%BB+ à Yahoo! Ajouter: Rugby365 %AB+On+croit+en+nous+%BB+ à Google Ajouter: Rugby365 %AB+On+croit+en+nous+%BB+ à Digg Ajouter: Rugby365 %AB+On+croit+en+nous+%BB+ à Technorati Ajouter: Rugby365 %AB+On+croit+en+nous+%BB+ à Live-MSN
2
Manolito31 Club365
Vendredi 05 octobre 2007 à 13h44 stormeus, c'est le genre de commentaire débile. Si je te suis, il aurait mieux valu qu'ils restent chez eux en France plutôt que de se faire chier à se déplacer à Cardiff en avion, contribuer au réchauffement de la planète, payer des chambres d'hotel inutilement. C'est vrai c'est logique après tout ce que tu dis, pourquoi font-ils du Rugby ? C'est pour perdre bien entendu. Franchement tu as loupé une occasion de te taire. Le défaitisme n'a pas sa place dans le sport (accepter le résultat oui).
Stormeus Club365
Jeudi 04 octobre 2007 à 20h19 C'est marrant. Franchement, on se demande comment ils peuvent encore y croire. L'exploit, ce serait de ne pas perdre par cinquante points d'écart.
DEPECHES
NUAGE DE MOTS